mercredi 10 février 2016

Enfin... elle est là !


Mes petits canards,

Je reviens vers vous après de longs mois d'absence pour terminer cet ultime et dernier volet de ma FIV.




Cette grossesse a été un pur bonheur dans tous les sens du terme si ce n'est le fait que je me faisais boxer de plus en plus chaque jour par cette petite tornade que j'avais dans le bidou. Ce qui signifie peut-être que je vais avoir du fil à retordre, jle sens bien comme ça.



Mais c'est que du bonheur tout de même cette troisième grossesse comme les deux premières, un vrai moment de plaisir pour moi car j'ai eu la chance qu'elle se passe sans encombres.
Ça a été encore un moment d'épanouissement total malgré les inconvénients liés à mon état et à la canicule qui ne m'a pas épargné cet été, ce qui m'a permis de connaître les joies des jambes en mode poteaux de chez poteaux, une transpiration excessive "sooo glam", des bouffées de chaleur de dingue et une flemmardise de fou à cause de cette chaleur de psychopathe.
Ça a été dur je ne vous le cache pas, j'en ai bavé et je n'avais qu'une hâte c'était qu'elle arrive, bien qu'il fallait évidemment qu'elle reste le plus longtemps possible dans ce sauna pour se faire belle, mais je gardais la pêche.

  


Et non sans mal, Camille, cette petite crevette ou du moins ce petit homard d'amour de 4kg020 et de 53cm a pointé le bout de son nez le lundi 7 septembre 2015 à 19h53 pour le plus grand bonheur de tous.

      


Je vais essayer sans trop me perdre de vous synthétiser (oula...) ce jour-là qui a été un bordel d'émotions inégalables.

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Mon chou à peine a-t-il eu le temps de partir au boulot que je sens déjà que de petites choses se passent à l'intérieur de pas habituelles.
Sachant qu'il en avait pour une heure de trajet je laisse les choses se faire tranquillement, mais sur les coups de 11h, à l'heure où il est censé arriver, je l'appelle en lui disant qu'il peut faire demi-tour car je crois que le travail à commencer.
Pendant l'attente je travail ma respiration pour supporter tout ça et je me prépare pour pouvoir être opérationnelle dès qu'il arrive.
On part pour l'hôpital aux urgences maternité et là évidemment pas d'infirmières de dispo, obligé d'attendre tant bien que mal entre le couloir et la petite salle d'attente où je fais les 100 pas. Je fais le petit chien le petit chat le lion le veau enfin tout ce que je peux pour essayer de supporter les contractions jusqu'à ce que quelqu'un ai pitié de moi.



De là, alléluia !!! Je suis prise en charge et suis déjà à 3 centimètres donc direct en salle de travail. L'anesthésiste arrive rapidement à la suite pour me faire la péridurale et c'est là que les emmerdes commencent.
Une bonne femme pas toute fraîche avec 2 de tensions qui arrive tranquillement et commence son truc.
Elle me pique, me fait mal, une première, et pourtant je suis une habituée des anesthésies entre les diverses opérations et les accouchements
Elle place le tube le long de ma colonne, place l'espèce d'autocollant pour que ça reste bien stable et donc là m'injecte la première dose d'anesthésie afin de calmer les douleurs. Ensuite c'est par la pompe que je peux déclencher un peu près tous les quarts d'heure une petite dose.
Sauf que le temps passant je sens bien que la douleur est légèrement atténuée mais s'intensifie quand même contrairement à mon accouchement antérieur pour Maëlle qui a été "royale" si je puis dire.

Je suis complètement consciente de mon corps de mes douleurs et là pour le coup aucun moyen de me mettre en mode repos pendant ce temps.
Je suis vraiment obligé de me concentrer sur la douleur même mon shoo voit bien qu'il y a un truc qui cloche. Heureusement qu'il est là.
J'appelle à plusieurs reprises la sage femme et lui dis que c'est douloureux que c'est bizarre, elle me dit de pas hésiter à appuyer sur la pompe (c'est ce que je fais co#@##*). Au bout d'un moment pas possible j'insiste et elle rappelle l'anesthésiste.

Alors elle vérifie le tube au niveau du dos et se rend compte qu'il est plié à la base, donc forcément le liquide anesthésique ne passait pas correctement.
Pour éviter de me repiquer une 2e fois, elle essaie tant bien que mal de retirer l'autocollant afin de pouvoir redresser le tube et tout ça pendant trois quarts d'heure où je dois rester assise le dos bien rond sans bouger le temps qu'elle fasse la manip sans avoir à tout recommencer. Un pur moment de plaisir où je n'ai qu'une envie s'est de les insulter toutes les 2.
Une fois tout remis en place, elle me refait une injection manuelle afin que les effets soient immédiats, sauf que le problème persiste et je sens bien que c'est un souci de prise en charge de la douleur par le produit et non pas autre chose. Ces tubes sont tellement fins que le moindre pli reste marqué, forcément...
Je rappelle la sage-femme encore et encore et là elle décide de faire venir le gynécologue qui est de garde afin de m'ausculter pour voir où est le problème

Il arrive et regarde rapido mon dossier, voit pour ma première grossesse que j'ai eu une césarienne en urgence,  il y a donc 14 ans de ça, la deuxième il y a 5 ans par voie basse normal. Du coup plutôt que de chercher, d'essayer de voir et de me laisser ma chance,  il préfère m'envoyer au bloc direct afin d'éviter tous risques de déchirures cicatricielles par rapport à ma première césarienne, je suis à 7 cm.

À ce moment précis mon shoo n'est pas dans la salle de travail et je sens le monde me tomber dessus. J'ai une sensation terrible de détresse, je commence à pleurer, à rentrer dans un état d'angoisse intense. À ce moment-là ma moitié arrive et me voit dans cet état, moment de panique sur le coup de ne pas comprendre ce qui se passe, la sage-femme lui explique que je rentre au bloc pour une césarienne en urgence,  évidemment il ne m'accompagne pas et je suis incapable de me calmer. Une détresse intense m'envahit et je suis seule.
Le souvenir de ma première césarienne est telle qu'il est pour moi inenvisageable que je puisse revivre ça et l'idée m'est difficile à accepter.
Donc là ça s'enchaîne très très vite ça va dans tous les sens on a même pas le temps de dire oufff. Moi toujours en pleurs jusqu'à arriver au bloc où je suis dans un tel état de stress que les infirmiers la sage-femme ont beau me dire et me vendre leur salade que tout va bien, rien à faire, non ça va pas, je suis terrifiée.

Ils me font l'injection de l'anesthésie mais impossible de me calmer je pleure et pleure et me sens complètement perdu, je n'arrive pas à me consoler du moment en me disant qu'elle va arriver. Pour moi c'était secondaire, là tout ce que je ressens c’est qu'on va me voler mon accouchement, qu'on va me voler ce moment que j'ai tant attendu, que j'ai tant espéré, sans aucune raison et ça j'en suis persuadée. L'infirmier me met le masque à oxygène pour essayer de me calmer, il me touche les cheveux me caresse le visage mais j'en ai rien à foutre moi, tout ce que je veux c'est juste le traiter d'enfoiré et qu'il me laisse tranquille, qu'on me laisse avoir mon bébé comme je le souhaite.

Je sens la première incision, Walking Dead dans ma tête, je commence à pousser des hurlements en leur disant que j'ai mal que j'ai vraiment mal et l'infirmier continue à essayer de me calmer, de me dire de respirer, qu'il faut que je déstresse pour profiter du moment, que je ne dois rien sentir car j'ai l'anesthésie et que tout va bien.
Mon cul ouai, rien n'arrive à mes oreilles, je n'entend pas il peut me dire ce qu'il veut... il pisse dans un violon... je suis dans une telle souffrance psychologique et physique que rien n'arrive à mon cerveau. Je suis complètement focalisée par ça. Jusqu'au bout, toutes les sensations ont été là... J'ai tous senti.
Heureusement que ça a été relativement rapide dans les faits mais une éternité pour moi...

Elle est enfin là, en bonne santé, avec papa, et j'en suis heureuse... mais les larmes ne cessent de m'envahir tellement la déception est grande de ce qui vient de se produire.
C'est le bordel dans ma tête, je m'en veux de ne pas avoir réagit... bien que j'étais impuissante, mais au moins d'avoir essayer de plaider ma cause.

Je suis restée jusqu'au vendredi à l'hôpital, 5 jours où nous nous sommes découvertes ma poupée et moi, mêlée de tristesse et de colère bien que je me remettais rapidement à ma grande surprise, mais en colère quand même.
J'ai bien eu confirmation qu'il n'y avait pas eu de souci aux niveaux des tissus... WTF !!!!!!!!
Pas un jour ne passe sans que j'en parle aux infirmières et aux sages-femmes, qu'elles m'ont même proposé de voir un psy... NON MAIS TU SAIS OU TU PEUX TE LE CARRER TON PSY !!!!!!!!!!!

Mais voilà... tout va bien... c'est à moi de prendre le meilleur de tout ça puisque dans le fond tout s'est bien passé et qu'elle est en bonne santé.
Tout ça a contribué au fait que j'avais besoin de temps pour le poser par écrit, même si aujourd'hui, 5 mois après, j'en parle plus "sereinement", j'arrive même à en "rire"... et c'est aussi grâce à mon amour. Merci Shoo d'être ce que tu es, d'être là.

Notre bonheur est intense, une sacrée aventure qu'on a vécu là... Notre histoire. Notre amour.

Camille




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Aussi... je ne peux clôturer ce post sans un petit mot... 

Je pense énormément à mon shoo dont je suis très fière de part son courage à avancer, son papa qui est tombé très malade nous a quitté ce 11 décembre dernier.
Ce fût juste après la naissance de notre chipouille, nous avons vécu de longs moments très difficiles, et j'aimerais remercier toutes les personnes qui ont été présentes et nous ont soutenus

Camille ne connaîtra pas son grand père mais l'intensité de ses grands yeux sombres nous rappellera chaque jour qu'il est toujours là.

A Jean...




mercredi 6 mai 2015

Mon B4BB

Mes canards, je reviens après de longs jours d’absence, prise par le quotidien, les quelques galères de la vie, du boulot, de B4BB à qui je porte une attention toute particulière… mais me revoilà.

jeudi 29 janvier 2015

Il était une fois une FIV... 3e round... et dernier si tout va bien !



J'ai mis un peu de temps avant cette suite... et "fin" je l'espère... mais entre la réflexion de savoir s'il fallait attendre ou pas et les tragiques événements qui ont démarré cette année, le cœur était plutôt lourd.
Mais il faut avancer... et pour un bel avenir et de beaux projets. Garder la foi en la vie et ces belles choses parce qu'il y en a...et ça, ça en fait partie.

Donc dernier round de cette folle aventure...

lundi 22 décembre 2014

Challenge French curves... Noël sans chemise et sans pantalon...

Tout les 16 du mois, à l'initiative de la blogueuse Vanoue de "The Curvy and Curly Closet", un défi autour d'un thème spécifique est lancé à des dizaines de blogueuses "curvy".

Pour ce dernier de l'année avant les victuailles des fêtes de fin d'années, le thème est :

NOEL SANS PANTALON ET SANS CHEMISE

mercredi 3 décembre 2014

Salon du DIY 2014

Un peu de savoir faire, de doigté, des idées, pleins de petits riens du tout, et l’on peut faire des choses sublissimes.
En tant que fan incontestée du DIY (Do It Yourself), où l’art de faire et créer les choses soi-même, je ne pouvais pas ne pas aller au salon du DIY qui a ouvert ses portes ce 19 novembre dernier jusqu’au 23.